Mon dernier article anti-occidental peut paraître bizarre vu mon engagement au sein du Mouvement Réformateur. Néanmoins il y a une stratégie dans ce qui peut sembler être une folie.

Je me rappelle d’où je viens, mais je n’oublie pas qui m’a accueilli. La Wallonie est actuellement en pleine crise. Des réformes sont plus que nécessaires. Elles ne doivent pas nécessairement toucher les plus démunis. Le futur de la Wallonie ainsi que de la Pologne ce sont ses propres habitants, c’est-à-dire le capital humain, et les petites et moyennes entreprises et non les grandes multinationales n’ayant ni du patriotisme ni des attaches régionales dans leur stratégie. La Wallonie, la Pologne et l’Union européenne ont besoin des réformes suivantes :

– une simplification de la bureaucratie. Elle décourage l’entrepreneuriat et les initiatives privées. En plus elle coûte énormément d’argent tout en ne produisant aucune richesse. Autant payer les fonctionnaires afin qu’ils restent chez eux ou qu’ils aillent réaliser leurs passions. Leur travail est parfois tellement peu utile qu’il est bien dommage de gaspiller des timbres, du papier et de l’électricité.
– une fiscalité juste et basse pour tout le monde. Un taux d’imposition de 10 % suffirait largement mais à plusieurs conditions :

1. Une rupture unilatérale de nombreux traités internationaux notamment avec les paradis fiscaux qui aident les banques et les multinationales à éviter de payer les impôts sur les bénéfices obtenus dans les différents pays où ils mènent leurs activités réelles.
2. Le droit fiscal et social ne devrait pas être réformé mais jeté entièrement dans une grande poubelle. Les réglementations devraient être réécrites de manière simple ce qui permettrait à tous les entrepreneurs de savoir à quoi ils devraient s’attendre. Un autre énorme avantage de règles simples est l’impossibilité de contourner le paiement des impôts d’où le fait qu’un taux d’imposition de 10 % serait plus que suffisant.

La bureaucratie de la Belgique, de la Pologne et celle de l’Union européenne en particulier est hilarante. D’après les fonctionnaires européens, les escargots sont des poissons terrestres et la carotte est un fruit. Explications : les Français ont voulu obtenir des subsides pour l’élevage de leurs escargots en puisant dans les fonds destinés à l’aquaculture et les Portugais ont demandé à ce que leur confiture de carottes soit subventionnée comme le sont les confitures de fruits. Un trop grand nombre de procédures bureaucratiques décourage les initiatives privées. Les entrepreneurs souhaitent s’occuper de leurs propres entreprises plutôt que de la paperasse. Un tel système est nuisible pour nos économies respectives. C’est une des raisons pour laquelle l’Union européenne est condamnée à disparaître de la carte du monde. Le futur des pays membres de cette organisation à réformer profondément sera peut-être similaire à celui de l’ex-Yougoslavie dans les années quatre-vingt-dix ou celui de l’Union soviétique.

En Belgique il est nettement plus intéressant de chômer ou de toucher du CPAS que d’essayer de tenter sa chance. Une politique qui décourage la création d’initiatives indépendantes ne peut que mener un pays vers le déclin. Si le tabac et l’alcool sont taxés afin de décourager les gens à boire et à fumer, je me pose la question si l’imposition du travail n’est une forme de lutte contre de nouveaux emplois? Il ne faut pas être très intelligent pour risquer de perdre tous les avantages sociaux juste pour travailler pour quelques mies de pain de plus que les allocations sociales. Toutes ces anomalies devraient être réglées.

Je suis également d’avis qu’il ne faut pas sanctionner les allocataires sociaux ni taxer les millionnaires. Ces deux discours sont fort populistes.

Les millionnaires ne dirigent pas le monde. Ce sont bien souvent des gens ayant travaillé dur pour obtenir ce qu’ils ont gagné et de toute manière, leur travail fut déjà imposé. Le but d’une politique fiscale et sociale ne devrait pas être de tirer vers le bas ceux qui ont réussi mais plutôt de tirer vers le haut ceux qui ont de l’ambition. Si la population continuera à croire à de tels slogans, le monde entier finirait par croire que comme la France, la Wallonie est également une terre où les gens n’apprécient pas la réussite et vont jusque vouloir la sanctionner.

Quant aux allocataires sociaux, disons-le ouvertement. Il n’y a pas de travail pour tout le monde. Si tous les allocataires sociaux venaient à chercher réellement de l’emploi, la plupart d’entre eux n’en trouveraient pas. Il faudrait donc laisser tranquille ceux qui ne se sentent pas assez fort pour travailler et aider réellement ceux qui le veulent vraiment. Par la suite une éventuelle création d’emplois dans le cadre de la réforme présentée plus haut, les autres allocataires sociaux pourraient commencer progressivement à travailler de plus en plus.

Une société où presque tout le monde travaille encourage à suivre la majorité des gens. Quand je suis à Liège, bien souvent je sens un climat assez négatif. Je remarque que beaucoup de gens sont démotivés, voire désespérés, et en difficulté. Il suffit d’aller sur la place Saint-Lambert pour le constater. Par contre en Pologne, en particulier à Poznań et à Varsovie, je remarque du dynamisme. Ce dynamisme encourage les gens à travailler. En Pologne toucher des allocations est mal vu. La plupart des gens veulent donc réellement faire quelque chose histoire de pouvoir en être fiers. L’instauration d’un tel climat est possible y compris à Liège qu’à Charleroi. Dans le cadre de mon engagement politique au Mouvement Réformateur, je souhaiterais aider les élites wallonnes à redynamiser toute la région, ce qui permettra de faire baisser la pauvreté d’une partie de la population. Une pauvreté qui malheureusement ne fait que s’accroître et qui est de plus en plus visible. Pour obtenir de nouveaux résultats, il faut appliquer de nouvelles recettes. Espérer obtenir des résultats différents en faisant tout le temps la même chose c’est de la folie qui ne mène vers rien de bon. C’est en arrivant à cette conclusion que j’ai choisi le Mouvement Réformateur plutôt qu’un autre parti politique.

En ce qui concerne l’emploi, cela ne sert à rien de combattre les travailleurs détachés polonais, roumains ou lituaniens. D’ici dix à vingt ans le métier de chauffeur de poids lourd disparaîtra de toute manière. Des véhicules autonomes existent déjà. Les différents tests ont prouvé qu’ils commettent moins d’accident tout en usant moins de carburant. La Wallonie devrait donc miser sur l’innovation ainsi que les nouvelles technologies. Certains ont peur de la robotique. N’ayez pas peur chers amis. Le Japon est le pays le plus robotisé du monde et pourtant non seulement le taux de chômage y est très bas, mais en plus les gens travaillent beaucoup plus d’heures qu’en Europe. Il y faudrait donc plus de travailleurs afin que les gens puissent travailler moins longtemps. A long terme la robotisation ne se limitera donc pas à la simplification de nos vies mais permettra également la création de nouveaux emplois dont nous ignorons aujourd’hui leur future existence. La moitié des enfants et des adolescents travailleront dans ces secteurs d’activité. L’éducation qu’offrent les écoles publiques est donc dépassée, voir même anachronique. Elle aussi elle devrait donc être profondément réformée.

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