La réponse à cette question n’est pas évidente. Cette question est composée de plusieurs critères : la „solidarité européenne”, la responsabilité de la Pologne en ce qui concerne les pays d’où proviennent les réfugiés, qui sont réellement ces réfugiés et sont-ils un réel danger, avons-nous des bonnes conditions pour les accueillir ainsi qu’une question assez importante : n’avons-nous pas d’autres priorités?

La question de la „solidarité européenne” est assez évidente. Un appel à cet argument venant de la part de nos „partenaires” occidentaux est une injure envers notre pays ainsi qu’un scandale. Oublions un peu le côté humain de la question des réfugiés et rappelons-nous qui les a invités : Madame la chancelière allemande Angela Merkel. L’Allemagne a un problème qu’elle ne sait pas gérer elle-même. La Pologne en a un autre : la sécurité énergétique, c’est-à-dire la dépendance envers le gaz et le pétrole russe, ainsi qu’une crainte de retomber dans la zone d’influence russe dont elle est sortie il n’y a pas si longtemps. Malheureusement le Kremlin utilise cette arme envers ses clients pour y exercer des pressions politiques. Nos amis ukrainiens en sont un exemple assez flagrant. Dans l’intérêt commun européen, il serait mieux de se mettre d’accord sur une politique commune pour régler ce genre de problèmes car il s’agit d’une question primordiale : la sécurité. Vu des voisins nettement plus stables, beaucoup de Français, d’Irlandais ou d’Italiens ne se rendent pas compte de l’importance de cette question pour les pays de notre région. Cela n’a pas empêché d’abord Gerhard Schröder, l’ancien chancelier socio-démocrate allemand, de trouver un accord avec Gazprom pour construire un gazoduc sous la Mer Baltique nommé Nord Stream. Ce gazoduc contourne l’Ukraine, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie ainsi que la Pologne sans oublier le Bélarus qui fait partie de l’Union douanière eurasiatique. Malgré sa dictature, ce dernier pays ne va pas si mal et il souhaiterait également mener une politique plus indépendante vis-à-vis de la Russie. Le Nord Stream permet à Vladimir Poutine de faire encore plus de chantage envers ces pays-là afin d’y renforcer ses influences politiques. Suite à son mandat, Gerhard Schröder a obtenu un poste à la tête de ce consortium ce qui fut un scandale politique non seulement en Pologne mais également en Allemagne. Néanmoins Angela Merkel a décidé de continuer dans cette voie en décidant de construire un deuxième gazoduc sous la mer Baltique, le Nord Stream II, et ce malgré les sanctions internationales liées à la crise en Ukraine. L’Union européenne veut être un exemple en ce qui concerne l’écologie. Est-ce que construire des gazoducs au fond de la mer Baltique ne nuit pas à son écosystème? De nombreuses études ont prouvées que l’impact est minimal. N’empêche une question se pose : qui a financé ces études? N’y a-t-il pas eu des pressions pour faire passer ce projet controversé? Les intérêts particuliers de l’Allemagne et de la Russie sont-ils dans ce cas-ci plus importants que celui de la Pologne et de l’Union européenne? Le ministre des affaires étrangères polonaises de l’ancien gouvernement Radosław Sikorski a comparé le Nord Stream au pacte Ribbentrop-Molotov. Pensez-vous toujours que la Pologne devrait se montrer solidaire avec l’Allemagne? En ce qui me concerne, j’y suis totalement opposé.

Certains lecteurs peuvent considérer les subsides européens comme étant un geste émanant de la „solidarité européenne”. Nombreux sont ceux qui oublient que la Pologne injecte également sa part dans le budget d’une Union européenne bureaucratisé à l’extrême dont de nombreuses directives nuisent à son économie. De nombreuses entreprises rencontrent d’énormes problèmes sur les marchés des pays d’Europe occidentale tandis que leurs investisseurs sont mieux traités en Pologne que les entrepreneurs locaux, ce qui est non seulement injuste mais également absurde. Tout en ne traitant pas les questions du gaspillage de ces fonds provenant de l’Union européenne ainsi que de leur partiel retour vers les pays qui y contribuent le plus, cet argent a un prix politique. L’ancien président français François Hollande s’est permis de dire assez sincèrement et ouvertement à la première ministre polonaise Beata Szydło lors d’une discussion vers la fin d’un sommet européen à Malte : „Vous vous avez vos principes, nous nous avons les fonds.” Je suis plus ou moins du même avis que Paweł Kukiz, un député polonais du groupe Kukiz’15. J’aime l’Europe. Je sais néanmoins distinguer l’amour et un partenariat de la prostitution. Une politique qui consiste à se taire pour quelques centimes de plus venant du budget européen est indigne d’un pays tel que la Pologne. Sur le long terme notre pays s’en sortirait nettement mieux en ne recevant pas un cent de plus pour ses projets structurels, mais en ayant en contrepartie une ouverture totale sur les marchés occidentaux et quelques mots de plus à dire sur la scène européenne.

Le sujet de la responsabilité de la Pologne dans les pays d’où proviennent les réfugiés n’est plus si évidente. Notre pays n’a jamais eu de colonies. Malheureusement ce ne fut pas par principe mais par manque de possibilités. La Pologne ne provoque pas non plus des guerres en Afrique en incitant certaines tribus à se rebeller contre d’autres. Néanmoins en 2003 la Pologne a soutenu les Etats-Unis dans le cadre de sa politique de défense et a envoyé des troupes pour combattre en Irak. En s’engageant dans ce conflit, le gouvernement polonais de centre gauche a voulu prouver aux Etats-Unis que nous sommes un allié digne de confiance. Notre pays comptait également sur des contrats lucratifs. Après la fin officielle de la guerre en Irak, la Pologne a même bénéficié d’une zone d’occupation. Les media du mainstream ont criés haut et fort qu’il s’agissait d’un énorme succès politique. Malheureusement, comme nous pouvions nous y attendre, la lutte pour la démocratie et contre le programme nucléaire de Saddam Hussein ne se sont révélées qu’un masque pour ce qui est des intérêts des grands de ce monde. La malédiction de l’Irak ce sont ses richesses, en particulier ses énormes réserves de pétrole.

Le cas de l’Irak et les révolutions dans les pays arabes ont démontrées que la démocratie libérale n’est pas la forme optimale de gouvernance dans les pays de cette région. Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi ou d’autres dictateurs dirigeants leurs pays respectifs avec une main de fer n’avaient pas que des défauts. Ils savaient maintenir l’ordre public ainsi qu’offrir une certaine prospérité à leurs peuples. Si l’Irak n’avait pas écopé de sanctions avant 2003, la population de ce pays ne manquerait par exemple pas de médicaments appropriés pour les personnes malades. En ce qui concerne Mouammar Kadhafi, le dictateur libyen a contribué à l’amélioration du niveau de vie de ses concitoyens grâce à de nombreux programmes sociaux. Il avait également comme ambition de faire sortir l’Afrique de la pauvreté. Certaines sources prétendent qu’il souhaitait introduire une nouvelle devise africaine basée sur l’or : le dinar d’or. Cette devise aurait finalement remplacé l’euro et le dollar américain dans le cadre des paiements en ce qui concerne le gaz et le pétrole. Il m’est difficile de trouver une source crédible qui confirmerait cette théorie. Une chose est néanmoins sure. Durant les règnes des dictateurs, aussi bien l’Irak, la Syrie, l’Egypte ou la Libye étaient des pays assez stables. Actuellement il y a pas mal de chaos sur ces territoires. L’Etat islamique est né sur des territoires appartenant à la Syrie et à l’Irak. Quant à la Libye, l’esclavage y est de nouveau un sujet d’actualité. Il n’y a aucune trace après de nombreux Africains qui ont voulu se rendre en Europe via Lampedusa. Une partie d’entre eux sont morts noyés, une autre fut sauvagement assassinés, une partie d’entre eux s’est retrouvée sur les marchés aux esclaves et travaillent maintenant par exemple en tant que domestiques. Le fait que certaines révolutions arabes furent soit provoquées soit appuyées par les services secrets de pays étrangers est un secret de polichinelle. En ce qui concerne la Pologne, notre pays est malheureusement également en partie responsable de la création de l’Etat islamique. Personne ne nous a obligé à envoyer des troupes en Irak en 2003. N’avions-nous pas assez de problèmes pour se mêler de ce qui ne nous regarde pas au Proche-Orient? Je considère cela comme étant un argument pour que la Pologne accueille une partie des réfugiés, en particulier les chrétiens persécutés sur ces territoires. Sept mille immigrés ce n’est pas plus que la tribune d’un stade de football. Les habitants du pays les remarqueraient à peine.

Qui sont ces réfugiés et sont-ils une source d’un réel danger? Malheureusement il est impossible de reconnaître les vrais réfugiés des immigrés économiques. Les immigrés économiques se font d’ailleurs souvent passer pour des Syriens. Les personnes qui travaillent dans les endroits où les réfugiés sont accueillis ne savent pas différencier les différents accents et beaucoup d’immigrés se débarrassent de leurs documents ou achètent des faux passeports syriens. En ce qui concerne à la fois les réfugiés et les immigrés économiques, j’ai abordé la solution à leurs problèmes dans un article suite à une interview avec un musulman de Belgique. Néanmoins je n’ai rédigé le texte qu’en polonais. En gros :

1. Nous ne sommes pas capables d’accueillir la misère du monde entier. Les problèmes de ces gens-là doivent être réglé sur place. Je suis pour qu’ils obtiennent le droit de se déplacer, mais par choix et non par nécessité, par exemple afin de faire du tourisme.

2. Les grandes multinationales devraient arrêter d’abuser de leur puissance envers les pays du tiers monde. Comme le disait Jan Kulczyk, l’ancien homme le plus riche de Pologne décédé il y a deux ans, l’Afrique est un continent riche constitué de gens pauvres. En moyenne les matières premières d’un produit fini coûtent 1 %. Est-ce que les multinationales ne pourraient pas leur donner un ou deux pour cent de plus? Nous en tant que consommateurs nous avons le pouvoir de faire de la pression, mais nous ne le faisons pas. Malheureusement peu de personnes sont intéressées par le sort de ces gens-là. Nos ordinateurs portables et nos smartphones sont produits entre autres à partir de matières premières extraites par des enfants africains qui reçoivent des mies de pain en échange de leur travail.

3. Comme je l’ai précédemment expliqué, la démocratie libérale n’est pas un système qui convient pour tous les pays du monde. Les grandes puissances devraient s’occuper de leurs problèmes et non „d’éduquer” des pays qu’elles considèrent comme „moins évolués”, sauf lorsqu’il s’agit de sujets sérieux. Ces pays sont pauvres, mais les gens qui y habitent nous surpassent parfois dans de nombreux domaines. L’Afrique n’a pas besoin d’aumône mais de respect. Les solutions sont simples mais personne ne veut les appliquer. Voici les éléments d’une politique permettant de faire sortir les pays en développement de la pauvreté : un traitement plus digne, des prix plus honnêtes pour ses matières premières et en terminer avec la corruption des politiciens appelés les crocodiles par les locaux en échange de l’exploitation de leurs richesses et de leurs nations.

4. Il faudrait enfin arrêter de provoquer des guerres entre des tribus ou des nations de pays pauvres dans le but de se remplir les poches en vendant des armes et lors de la reconstruction des zones dévastées. Certaines guerres sont également provoquées par une tierce partie dans le but de prendre le contrôle des matières premières. La ou deux parties se disputent, une troisième en tire des avantages.

5. Le Fonds Monétaire International pourrait remettre les compteurs à zéro en ce qui concerne la dette des pays en voie de développement. Je vais vous donner la Gambie comme exemple. Le gouvernement ne dispose pas de fonds pour le développement de l’éducation et des services de santé. Aller à l’école est un luxe pour de nombreux enfants gambiens. La moitié du budget du gouvernement gambien est consacré au service de la dette. Beaucoup de pays du tiers monde ont déjà en réalité payés leurs dettes si l’on prend en compte les intérêts exorbitants.

Certains d’entre nous ont peur des étrangers. Que cela nous plaise ou non, en ce qui concerne l’Europe occidentale, ils vivent déjà parmi nous, et en ce qui concerne la Pologne, sa structure ethnique change également notamment via l’arrivée massive des Ukrainiens. Certains musulmans d’Europe occidentale sont assez bien assimilés et ils pourraient avoir des problèmes pour se retrouver dans leurs pays d’origine. Néanmoins si on leur garantissait de bonnes conditions de vie dans leurs patries, beaucoup d’immigrés y reviendraient. Tout le monde ne serait néanmoins pas accueilli les bras ouverts. Dans de nombreux pays musulmans les gens sont d’avis que l’Occident s’est montré envers eux trop permissif. Ils sont donc persuadés que les criminels et toutes sortes de personnes à problèmes venant de leurs pays ne sont pas leur problème mais celui des pays occidentaux qui ont menés envers eux une politique d’impunité.

Tant que les grands de ce monde ne le comprendront pas, l’Europe sera inondée par des immigrés et ne saura plus gérer ce problème à long terme. Déjà aujourd’hui beaucoup de gouvernements rencontrent d’énormes difficultés en ce qui concerne ce phénomène. Une autre question est l’éthique. En accueillant des immigrés en Europe, les gouvernements et les organisations non-gouvernementales encouragent les suivants à payer les passeurs et à risquer leurs vies sur des pontons nageant sur les eaux de la mer Méditerranée. Malheureusement nombreux sont ceux qui terminent en tant qu’esclaves ou donneurs d’organes. La politique „Refugees Welcome” est donc à la fois nuisible et bénéfique. Une chose est assez curieuse. Les milieux „LGBTQ” sont en grande majorité des militants de la politique „Refugees Welcome”. La plupart des immigrés croient en la foi d’Allah. L’Islam considère ce genre de personnes comme des pêcheurs qu’il faudrait sévèrement punir. En invitant des musulmans, la „communauté arc-en-ciel” est en train d’enrouler une corde autour de son propre cou.

La religion des réfugiés vaut la peine d’un chapitre à part. Ceux qui sont les plus exposés aux risques sont les chrétiens. Les partisans de l’Etat islamique n’ont aucune pitié envers eux. La plupart des réfugiés sont néanmoins des musulmans. Comme dans le christianisme, l’Islam a également de nombreux courants. Nous ne pouvons donc pas mettre tout le monde dans le même panier. La plupart de ces personnes sont inoffensives. Malheureusement il suffit d’une infime partie de radicaux pour exposer les pays d’accueil à des actes terroristes. Il n’y a pas longtemps j’ai lu un article sur une nouvelle mosquée à Berlin se revendiquant de „l’Islam progressiste”. Que cela nous plaise ou non, il n’est pas très évident de concilier l’Islam avec les „valeurs progressistes européennes”. Il est extrêmement difficile pour qu’une personne ayant passé toute sa vie en Irak ou en Afghanistan ne soit choquée par le fait que dans de nombreux pays européens des personnes de même sexe peuvent légalement adopter des enfants. Les partisans de gauche se leurrent néanmoins qu’ils arriveront à créer un genre „d’Islam progressiste”. Il s’agit d’un projet voué d’avance à l’échec. Beaucoup de musulmans considèrent la nouvelle mosquée de Berlin comme une profanation de leur religion, car les homosexuels y sont les bienvenus et il est possible d’y critiquer le Prophète Mahomet. Il n’est pas exclu qu’une partie des partisans d’Allah seront d’accord de se convertir dans cette autre religion. „L’Islam progressiste” ce n’est plus de l’Islam. Une grande partie de cette communauté sera tournée vers une version plus traditionnelle de l’Islam et certains de ses membres se laisseront laver le cerveau par des manipulateurs du Proche-Orient. Il n’y a pas que les musulmans qui sont invités à faire la „guerre sainte”. Il arrive également que des Européens de souche se laissent convaincre et partent combattre en Syrie. Les femmes se laissant envoûter par les combattants de l’Etat islamique en sont un exemple.

Pour conclure, la plupart des réfugiés et des immigrés économiques sont des gens comme nous. Malheureusement il est impossible de détecter un terroriste potentiel. En ce qui concerne les films disponibles sur Internet, je ne les prends pas vraiment au sérieux. Leur rôle n’est pas informatif mais il s’agit plutôt d’une propagande. Ils ont pour but de présenter les réfugiés sous un mauvais angle. Il arrive parfois que juste avant l’enregistrement d’un film, les réfugiés sont insultés et traités sans aucun signe de respect, ce qui les met en colère. En ce qui concerne les immigrés économiques, certains d’entre eux font une énorme erreur en quittant leurs pays respectifs. La raison de leurs départs est parfois la même vision de l’Europe dans de nombreux pays africains que celle des Etats-Unis en Pologne dans les années quatre-vingt. Nous les Polonais nous avons compris depuis bien longtemps que „l’American dream” n’est qu’une illusion. Malheureusement de nombreux immigrés considère encore aujourd’hui l’Europe comme un paradis. Il arrive donc qu’une famille bien située vende tous ses biens afin de se retrouver en Europe pour ensuite le regretter. Même certains immigrés dont le niveau de vie a augmenté après avoir obtenu l’asile ne sont pas satisfaits. Un sujet peu abordé est celui des personnes que l’on oblige à partir en Europe. Un groupe armé toque à la porte et propose un accord du style : „Nous nous rachetons tous ce que vous avez ici. A partir de maintenant c’est chez nous. Nous pouvons néanmoins vous aider à trouver des passeurs.” Un autre sujet assez triste est que de nombreuses victimes de ces guerres inhumaines ne disposent d’aucune possibilité de fuir leurs habitats. Un autre thème peu abordé est que la majorité des pays musulmans ne souhaitent pas accueillir des réfugiés. Un des monarques d’un des pays du Golfe a eu l’audace de déclarer que son pays avait déjà suffisamment „d’esclaves” sur son territoire.

La dernière question est la question : Avons-nous les possibilités d’accueillir les immigrés que veut nous imposer l’Union européenne et est-ce que nous n’avons pas d’autres priorités?

Comme je l’ai indiqué dans un autre de mes articles, d’une certaine manière je suis un „supporter” des immigrés. Ils n’ont pas risqué leur vie tout en investissant parfois tout ce qui leur restait pour se retrouver à Poznań, Gdańsk, Varsovie ou Szczebrzeszyn. Malgré que l’Union européenne souhaite nous offrir une certaine somme d’argent pour chaque immigré accueilli, je suis d’avis qu’il sera nettement plus heureux de refaire sa vie dans un pays plus développé économiquement que la Pologne. Je ne vois donc pas de raisons afin de les obliger à s’installer chez nous. Malheureusement les conditions de vie en Pologne sont telles que de nombreux jeunes Polonais partent chercher une meilleure vie à l’étranger. L’arrivée massive des Ukrainiens n’est pas seulement une preuve d’une réussite du pays sur plan économique. Le dépeuplement de cette ancienne république soviétique reflète surtout à quel point le grenier à blé de l’Europe se porte mal.

Avant que la Pologne commence à faire venir sur son sol des immigrés totalement inconnus, il serait mieux de penser aux Polonais de Sibérie et du Kazakhstan. Malgré la déportation de leurs ancêtres, ils ont su garder leur identité et leur culture durant plusieurs générations. Je n’ai pas de mots pour décrire à quel point je les admire pour cela. Ils ont donc le droit à la possibilité de revenir dans notre Patrie ainsi qu’à recevoir de l’aide matérielle suite à leur arrivée. Ils le méritent plus que quiconque. Nous avons également énormément de compatriotes sur les territoires appelées „Kresy”. Il s’agit de terrains perdus par la Pologne dans le passé. Ils se situent à l’est. Eux aussi ils devraient obtenir la possibilité de pouvoir revenir au pays. Ce sont donc ces gens-là qui devraient être notre priorité et non les réfugiés venant d’Afrique et du Proche-Orient, surtout dans le cadre de ce que l’on appelle la „solidarité européenne”.

Tout en finissant cet article, je souligne encore une fois le fait que je comprends pas pourquoi notre pays n’a pas trouvé de l’argent afin de faire revenir nos compatriotes basés à l’est? Je suis convaincu que des fonds pourraient être dégagés si le gouvernement en faisait vraiment sa priorité. Quant aux immigrés nous étant étrangers sur le plan culturel, je ne vois pas la raison pour laquelle ce serait l’Union européenne qui devrait décider pour nous? Comme je l’ai décrit précédemment, la „solidarité européenne” n’est rien d’autre qu’un beau conte de fées. J’apprécie l’initiative du groupe politique Kukiz’15 qui est en train de récolter des signatures afin d’obliger le gouvernement à organiser un référendum sur la question des réfugiés. Si quelqu’un a le droit de prendre une décision dans cette matière ce n’est surement pas une Union européenne en plein déclin mais le peuple souverain polonais. La seule chose que l’on peut nous reprocher est le fait qu’en attaquant l’Irak en 2003 nous avons indirectement permis la création de l’Etat islamique. Nous avons fait la même chose que les Etats-Unis et les pays d’Europe occidentale, c’est-à-dire nous avons commencé à nous mêler de ce qui ne nous regarde pas tout en espérant obtenir des avantages. Néanmoins si j’avais l’occasion de voter lors d’un éventuel referendum sur la question de ces sept mille immigrés tout en voyant les beaux sourires de nos „amis” occidentaux lors de la cérémonie d’ouverture du North Stream, je voterais décidément „non”. Vu que nos „partenaires” occidentaux prennent des décisions sans même nous consulter et se permettent de nous manquer de respect, comme par exemple François Hollande cité plus haut, ou font appel au protectionnisme contre nos entreprises alors que leur capital a droit à des privilèges en Pologne, je ne vois pas pourquoi nous devrions les aider. Ils ont des problèmes? Ils n’ont qu’à se débrouiller tout seul comme nous pour notre sécurité énergétique.

Source de la photo : https://pl.wikipedia.org/
Nom de l’article : Gazociąg Północny / Traduction : Nord Stream
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P.S. : J’ai débuté mon activité de journaliste indépendant au début de mai 2017 en créant d’abord une page Facebook sous pseudonyme avant de commencer très rapidement à rédiger mes articles en me présentant sous mon vrai nom.