Ma nouvelle publication fait suite aux nombreux commentaires que j’ai eu l’occasion de lire après avoir publié des propos anti-avortement. Etant donné que mon avis sur cette question est fort différent du courant dominant des médias francophones auxquels la plupart de mes lecteurs sont habitués, j’ai eu droit à de nombreuses insultes ainsi que des commentaires négatifs. Je vous propose d’essayer d’ouvrir votre esprit à de nouvelles opinions et de nouvelles solutions pendant au moins un instant.

Une personne m’a fait remarquer que les femmes qui avortent sont souvent marquées à vie par cette décision douloureuse. Elle insiste sur le fait qu’un avortement peut éviter une vie brisée à ce que certaines personnes osent appeler „un bâtard” ainsi qu’à une mère qui se retrouverait toute seule avec son enfant. C’est justement cela qu’il faudrait changer. Les femmes n’ont pas à endurer de telles souffrances. Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes, il est possible de construire un monde meilleur mais pour cela il faut instaurer des profondes réformes et changer les mentalités.

Je tiens à insister sur une chose. Mon intention n’est pas de faire souffrir encore plus les femmes qui ont déjà avorté mais de provoquer un débat qui fera en sorte que moins de femmes seront obligées de prendre une décision si douloureuse. Vu les dizaines d’années de propagande pro-avortement et des milliards de dollars investis par ses partisans, la plupart des femmes ayant commis cet horrible acte n’en sont pas vraiment responsables. Le mal est de toute façon déjà fait. Les remords ne servent absolument à rien. Les vrais responsables ce sont les politiciens qui ont voté des lois légalisant ces meurtres ainsi que les différents lobbys disposant de fonds exorbitants. La mode, le marketing ainsi que l’ingénierie sociale font des miracles. Ce sont ces éléments qui sont arrivés à faire croire à de nombreuses personnes que l’interruption volontaire de la grossesse est un acte anodin alors qu’il s’agit clairement d’une vie humaine et non d’un ensemble de cellules.

L’avortement est une solution facile. Le partenaire sexuel de la femme enceinte évite toute responsabilité. Il est d’ailleurs honteux de proposer un avortement à sa propre partenaire, même s’il s’agit d’une aventure d’une seule nuit. Les vrais hommes ont des couilles y compris lorsqu’il faut assumer ses actes et toute relation sexuelle implique une possible grossesse. Ceux qui ne sont pas capables de reconnaître leurs propres enfants ne sont que des lâches et des hommes sans couilles.

Il existe de nombreuses alternatives à l’avortement, non seulement des accouchements sous X et des adoptions, mais également des mesures sociales. Une femme enceinte en détresse a nettement plus besoin d’argent et de soutien humain que du droit à l’avortement. Son partenaire sexuel devrait par ailleurs prendre au moins 50 % des parts de responsabilités en ce qui concerne la grossesse.

Beaucoup de gens pensent que les aides sociales pour les femmes enceintes coûteraient trop cher car les finances publiques vont mal. La France, la Belgique ainsi que de nombreux autres pays n’ont pas les moyens pour cela. Cela est complètement faux.

Les électeurs pardonnent énormément de choses aux politiciens mais il y a une chose qu’ils ne leur pardonneraient jamais : que les politiciens les prennent au sérieux, c’est-à-dire qu’ils expliquent quels sont les vrais défis, quelles sont les options possibles et surtout qui il faudra sacrifier.

La technologie évolue. La plupart des pays sont mal gérés. Le but de nombreux politiciens est de se remplir les poches en volant de l’argent dans les caisses publiques soit de façon légale soit de façon illégale. L’administration publique coûte cher et elle est complètement improductive. Le système fiscal est injuste et celui des aides sociales défaillant. Le droit est trop compliqué ce qui a pour conséquence d’ouvrir des portes aux plus fortunés. Les avantages offerts aux banques et aux multinationales sont également plus que scandaleux.

En ce qui concerne le droit fiscal, il ne devrait pas être réformé mais jeté dans une grande poubelle et réécrit à partir de zéro. Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes, ce ne sont pas les millionnaires qu’il faut taxer mais tout le monde, y compris les milliardaires qui souvent ne paient presque rien. Sanctionner les millionnaires à l’aide d’une taxation abusive est synonyme de décourager le succès. Ce slogan est plus que populiste. Par contre un taux d’imposition linéaire de 10 % pourrait remplir les caisses de nombreux états mais à plusieurs conditions. Pour cela il faudrait une fiscalité simple et incontournable. Malheureusement je me rends compte que cette solution est utopique. Beaucoup de politiciens ont fait leurs études avec des gens qui profitent de ce système. Un système fiscal simple implique la disparition de plusieurs métiers, par exemple celui d’expert ou de conseiller en droit fiscal. 10 % peut sembler être un taux d’imposition trop bas. Cela est faux car de nombreuses banques et multinationales font appels aux paradis fiscaux. Une augmentation de la fiscalité ne résout pas le problème car elles arrivent de toute façon à la contourner. Compliquer encore plus le droit fiscal est également un cadeau pour les plus grands acteurs du marché. Les banques et les multinationales ont la possibilité de se payer les services des meilleurs avocats du monde. C’est la concurrence qui en souffre ce qui a pour conséquence de leur offrir des nouvelles parts de marché tout en ne récoltant pas un centime de plus. La réforme de la fiscalité devrait également impliquer une rupture unilatérale de nombreux traités internationaux car ce sont eux qui permettent aux banques et aux multinationales l’évasion fiscale.

En ce qui concerne les aides sociales, la France a un des systèmes les plus coûteux et les moins efficaces du monde. La Belgique aussi d’ailleurs. Ces aides rendent souvent les allocataires sociaux dépendants de leurs allocations au lieu de les aider à avancer. Lorsque des fonctionnaires sont engagés pour les accompagner dans leur recherche d’emploi, les résultats sont souvent décevants. Si la taxation du tabac et de l’alcool a pour but de diminuer la consommation de ces deux produits, l’imposition du travail ne serait-elle pas une lutte contre de nouveaux emplois? Le but des autorités publiques devrait être de ne pas nuire à la création de nouvelles entreprises. Les multinationales n’ont pas de patriotisme ni d’attaches régionales dans leur politique. Elles ne devraient donc plus être favorisées face aux entreprises locales. Les habitants locaux sont souvent attachés à leur pays ou à leur région. Le futur de la France, de la Belgique, de la Pologne et de nombreux autres pays ce sont les entrepreneurs de ces pays respectifs et non les multinationales qui vont ailleurs dès qu’elles ont la possibilité de réduire leurs coûts. Pour en revenir aux aides sociales, vu les nombreux intermédiaires, contrôleurs et contrôleurs de contrôleurs, peut-être que l’instauration d’un revenu de base universel serait moins coûteuse? Contrairement à de nombreuses allocations, cette solution ne pénalise pas les personnes qui recommencent à travailler et son paiement peut être automatisé. Aller travailler lorsqu’il est possible d’obtenir de l’argent en échange de rien ainsi que de nombreux avantages sociaux n’est pas très malin, surtout lorsque la différence n’est que de 200 ou 300 euros. Quant au lancement d’une initiative privée, cela est souvent suicidaire vu les impôts et les cotisations sociales. Ouvrir une petite entreprise en France ou en Belgique n’est pas très intelligent. Subsidier l’inactivité tout en sanctionnant le travail ne mène à rien.

La fiscalité et les aides sociales ne sont pas les seuls domaines à réformer. L’administration publique devrait être informatisée et le droit simplifié. Cela impliquerait la mise au chômage de nombreux fonctionnaires mais ce n’est pas grave. Autant leur payer un salaire durant deux ans pour qu’ils réalisent leurs passions tout en apprenant un nouveau métier. Plusieurs audits ont révélé que dans certaines administrations un employé s’occupe d’imprimer les e-mails et un autre de les scanner. Ce n’est qu’un exemple de mauvaise gestion parmi d’autres. Envoyer des lettres de rappel pour un ou deux centimes d’impôts en est un autre. Un fonctionnaire qui ne produit rien coûte moins cher s’il ne vient pas au travail tout en touchant le même salaire car il n’utilise ni des timbres, ni du papier, ni de l’électricité dans les bâtiments publics.

Ou est-ce que je veux en venir? En instaurant des réformes, d’énormes sommes d’argent pourraient être trouvées pour financer des femmes enceintes dans des situations difficiles tout en leur offrant du soutien humain. Certaines d’entre elles ont de mauvaises relations avec leurs familles ou ont peu d’amis. De nombreuses aides après la naissance de leurs enfants pourraient également leur être offertes comme par exemple du baby-sitting pour qu’elles puissent se réaliser sur le plan personnel et professionnel au lieu de devoir s’occuper tout le temps de leurs enfants. Les baby-sitters pourraient être recrutés entre autres parmi les anciens employés de la fonction publique.

Un autre domaine dans lequel les états devraient investir plus est celui de l’aide aux personnes handicapés ainsi qu’aux familles qui s’en occupent. Un des cas les plus fréquent est celui des trisomiques. Malgré leurs différences, ces personnes sont capables de profiter de la vie et elles savent souvent trouver le bonheur.

Les avortements eugéniques devraient donc également être interdits hormis les cas vraiment extrêmes qui seraient plutôt des euthanasies. Lors de tels avortement, l’enfant devrait également recevoir des anti-douleurs et non seulement la mère. Les cas dont je parle ne sont pas une grossesse sur deux mais plutôt une sur 100 000 ou sur un million. Une autre exception où l’avortement pourrait être toléré est celui des enfants issus d’un viol. Vu les souffrances psychologiques de la femme, dans ce cas précis, une obligation de mener sa grossesse à terme pourrait avoir d’énormes conséquences sur sa santé psychologique, voire même l’apparition de nombreux troubles psychiatriques durables. La mise en danger de la vie de la mère est un autre cas qui justifie un avortement pour des raisons plus qu’évidentes. Pour ce qui est du reste, d’autres solutions sont possibles. La vie humaine n’a pas de prix. Une société humaniste et civilisée devrait la défendre à tout prix. Faire souffrir les femmes en les privant de soutien tout en leur proposant un avortement est donc nettement plus honteux que de pénaliser l’intervention volontaire de la grossesse. Un monde meilleur est possible mais pour cela il faut un changement des mentalités et de la volonté politique pour obtenir des résultats nettement plus ambitieux qu’actuellement.

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P.S. : Certains me reprochent que je ne fais qu’écrire. Il y a un an j’ai eu l’occasion de faire connaissance avec une Polonaise sans emploi élevant son fils toute seule. Je lui ai envoyé l’équivalent de deux mois de salaire. Je n’ai rien reçu en échange. Aujourd’hui cette femme courageuse s’en sort toute seule. Avant de me juger, prenez au moins la peine de faire un minimum ma connaissance plutôt que de me critiquer car j’ose défendre la vie des plus faibles. Une des me autres causes est la dignité de la vie en Afrique et dans les pays du Tiers Monde. Je vous invite à lire mon article à ce sujet. Il est disponible en cliquant ici.